Loup


Tu enfonces tes doigts sous ma chair. Tu squeeze mes ovaires, malaxes mes tripes, grafignes mes poumons et engorges ma gorge de ta salive.
Tu t’insinues entre les tendons et les muscles de tout mon corps. Tu t’enduis de mon sang, te barbouilles de lymphe, tu te moques de mon trop plein de bile, tu as le dédains de ma pisse. Tu me rends l’humeur aqueuse.
Tu gambades d’os en os, tu me fais spasmer l’épaule en t’enfargeant dans le nerf radial de mon bras gauche, tu rigoles à la vue du rythme accéléré de la propulsion du sang de mes artères vers mes veines. Tu dis que je suis une p’tite criss de « mouèno ». Le cœur des moineaux bat 500 fois par minute. C’est cinq à huit fois plus qu’un bête être humain.

Tu me prends la main.

T’arraches ma cornée d’un coup sec, tu t’enfonces dans ma pupille, tu bondis sur mon cristallin, je vois bleu noir jaune noir blanc. Tu glisses dans mon canal hyaloïde pour atteindre mon nerf optique. Tu le dé-plug. Je vois blanc; flash.

Tu me regardes.

Tu m’ouvres la bouche de force, en écartant mes lèvres. Tu martèles mes dents, tu veux infliger des coups à mes amygdales, mais frustré de pas les trouver, tu t’en prends à ma luette. Tu l’étires et l’étires. Tu scies, charcutes, coupes, cisailles et déchires ma langue.

Tu m’embrasses.

De même… dans la rue.




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